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L'assurance-vie est-elle toujours dans la course ?

Placements retraite : l’assurance-vie est-elle toujours dans la course ?

L'assurance-vie est-elle toujours dans la course ?

De nombreux réseaux poussent leurs clients à troquer leur assurance-vie contre un plan épargne retraite pour capitaliser sur l’allègement fiscal que ménage ce plan en phase de constitution. L’assurance-vie garde pourtant de nombreux avantages pour le futur retraité.

Les épargnants, éloignés, a minima, de cinq ans de l’âge légal du départ à la retraite, possédant un contrat d’assurance-vie depuis huit ans (ou plus) ont jusqu’au 1er janvier 2023 pour le transformer en plan épargne retrait (PER) et profiter au passage d’un abattement doublé sur les gains qu’il a pu générer (9.200 euros, ou 18.400 euros pour un couple).

L’opération semble d’autant plus tentante que les sommes réinjectées dans le PER seront déductibles du revenu imposable avec, à la clé, un fort effet de levier en termes de capitalisation (1.000 euros placés par une personne imposée à 41 % correspondent à un effort réel d’épargne de 590 euros, mais ce sont 1.000 euros qui fructifient).

On le sait pourtant, l’argument fiscal ne vaut pas conseil patrimonial. « L’intérêt d’une telle transformation doit être mesuré au cas par cas et appelle notamment un comparatif approfondi entre l’économie d’impôt que génère le PER en phase d’épargne et son avantage successoral, plus restrictif que celui de l’assurance-vie pour les souscripteurs âgés de plus de 70 ans », souligne Valérie Bentz, responsable du département des études patrimoniales de l’Union Financière de France (UFF). Au moins quatre raisons font de l’assurance-vie un placement toujours optimal pour la retraite.

Disponibilité

Cette épargne est récupérable à tout moment moyennant une fiscalité douce puisque seuls les intérêts générés sont imposés à un taux forfaitaire qui varie selon l’ancienneté du contrat, la date de versement des primes et les montants détenus (exonération totale des revenus associés à certaines offres souscrites dans les années 1980 et 1990).

Abattement fiscal

Passé huit ans, le contrat bénéficie d’un abattement annuel de 4.600 euros (ou 9.200 euros pour un couple) sur ses gains, qui, bien ajusté, permet de profiter plusieurs années durant d’un complément de revenu net d’impôts. Pour optimiser cet atout, on peut, sous réserve de ne pas changer d’assureur, transformer un vieux contrat peu perforant en une formule plus concurrentielle sans perte d’antériorité fiscale.

Gestion financière

L’assurance-vie ménage de belles marges de diversification en termes de gestion libre ou déléguée et les plus-values dégagées demeurent à la main du souscripteur, qui peut les réaliser au gré de retraits peu fiscalisés ou les laisser fructifier en franchise fiscale au sein de son contrat.

Transmission

En cas de décès, l’épargne capitalisée liée aux primes versées avant 70 ans n’entre pas dans l’actif successoral et peut être transmise au bénéficiaire de son choix en franchise de droits jusqu’à 152.500 euros (taxe de 20 % ensuite jusqu’à 700.000 euros puis de 31,25 % au-delà).

Le régime classique des droits prévaut en revanche pour les primes versées après 70 ans, après abattement de 30.500 euros (hors intérêts), mais certains contrats souscrits avant le 20 novembre 1991 restent exonérés.

Source : Les Echos

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Optimiser la mécanique du Plan Épargne Retraite pour payer moins d’impôts sur le revenu

Certes le plan d’épargne retraite individuel est un outil d’épargne avant d’être un outil de défiscalisation. Mais, bien utilisé, il peut devenir un levier efficace pour limiter le poids de l’impôt. Les tactiques des experts pour optimiser la mécanique de déduction.

“Le plan épargne retraite (PER) est un des seuls investissements qui permet de réduire immédiatement son assiette imposable. Cependant, pour les contribuables qui font le choix de cet avantage fiscal, il faut bien intégrer que la déduction sur le revenu professionnel imposable offerte à l’entrée ne constitue qu’un report de fiscalité. En d’autres termes, les sommes récupérées à la sortie d’un PER – que ce soient sous forme de rente viagère ou de capital – sont imposées à l’impôt sur le revenu”, met en garde Thibaut Cossenet, directeur de l’offre épargne et patrimoniale du groupe Le Conservateur.

D’où l’importance, pour optimiser son PER d’un point de vue fiscal sur le long terme, d’estimer en amont sa perte de revenus à la retraite et les conséquences de cette dernière sur son taux marginal d’imposition (TMI).

Jouer sur les plafonds déductibles

Ce préalable posé, il suffit aux contribuables qui souhaitent bénéficier de ce produit d’épargne pour alléger leur fiscalité actuelle d’y effectuer des versements individuels. Mais attention, prévient Valérie Batigne, fondatrice du cabinet d’expertise en retraite Sapiendo, “en fonction des montants versés et du TMI du foyer fiscal du titulaire du plan, l’impact en matière d’impôt sur le revenu est loin d’être identique. Afin de profiter à plein des atouts du PER, il faut jouer sur l’ensemble des plafonds de déduction disponibles et ajuster ses cotisations annuelles pour coller au mieux à sa situation fiscale personnelle du moment”.

En pratique, les versements volontaires réalisés par le souscripteur d’un PER sont déductibles de son revenu global l’année où ils sont effectués. Et ce, dans la limite de 10 % du revenu professionnel (net de cotisations sociales) de l’année précédente ou huit fois le PASS (plafond annuel de Sécurité sociale), avec de possibles majorations en fonction de l’activité professionnelle de chacun. Soit un avantage fiscal d’au maximum 32.909 euros en 2022 pour les salariés, chômeurs, fonctionnaires ou assimilés, et de 76.101 euros pour les indépendants et les libéraux.

Or, souligne Thibaut Cossenet, “il s’agit là de plafonds individuels. A ce titre, chaque membre d’un couple soumis à imposition commune est en droit de déduire cette somme, peu importe que les versements annuels réalisés aient été affectés au PER d’un seul d’entre eux ou même que seul l’un d’entre d’eux soit titulaire de ce type de produit d’épargne”.

Concrètement, si les versements effectués au cours d’une année par un époux ou partenaire de Pacs excèdent le plafond de déductibilité auquel il a droit et que, concomitamment, ceux de son conjoint sont inférieurs à son propre plafond, la fraction de déduction non consommée par l’un peut être “conjugalisée” pour augmenter le montant déductible au niveau du foyer fiscal commun. De même, pour les contribuables aux revenus très élevés, rien n’interdit non plus de mobiliser le plafond de déductibilité dont bénéficient les enfants mineurs à charge, à condition qu’ils soient eux-mêmes titulaires d’un PER.

En cas de rentrée d’argent

Une bonne gestion de son PER permet également de limiter l’impact fiscal d’une importante entrée d’argent imposable, note Valérie Batigne. “En cas de versement dépassant la limite de déductibilité annuelle du foyer fiscal, on peut utiliser les reliquats de plafonds non mobilisés des trois années précédentes.”

Ce qui peut s’avérer extrêmement attractif pour ramener son revenu imposable à un niveau équivalent de celui des années antérieures et éviter ainsi toute hausse soudaine d’impôt sur le revenu. Face à la difficulté des calculs nécessaires pour connaître ses droits en matière de plafonds disponibles pour la déduction des cotisations épargne retraite versées, les montants en question sont mentionnés en page 3 de chaque dernier avis d’imposition.

Source : Les Echos

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Impôts : comment les chefs d'entreprise peuvent bénéficier des atouts de l'épargne salariale

Impôts : comment les chefs d’entreprise peuvent bénéficier des atouts de l’épargne salariale

Impôts : comment les chefs d'entreprise peuvent bénéficier des atouts de l'épargne salariale

Les dirigeants de petites structures ont la possibilité de réduire le montant de leur facture fiscale personnelle en utilisant les ressorts de l’épargne salariale. L’économie peut être substantielle.

Même si l’épargne salariale est avant tout destinée aux salariés, les chefs d’entreprise et mandataires sociaux peuvent aussi bénéficier de l’intéressement et de la participation.

Pendant longtemps, les dispositifs d’épargne salariale sont restés l’apanage des grands groupes. Pour favoriser leur développement au sein des petites et moyennes entreprises, la loi Pacte a marqué une première étape en supprimant le forfait social pour les primes d’intéressement dans les entreprises de moins de 250 salariés et pour les primes de participation dans celles qui emploient moins de 50.

Une nouvelle étape vient d’être franchie cet été avec la loi « Pouvoir d’achat » qui a assoupli les conditions de mise en place de l’intéressement dans les entreprises de moins de 50 salariés. « Il est désormais prévu que dans ces petites structures, l’accord peut être mis en place par une décision unilatérale de l’employeur » explique Benjamin Pedrini co-fondateur et directeur général d’Epsor.

Car même si l’épargne salariale est avant tout destinée aux salariés des entreprises qui les mettent en place, les chefs d’entreprise et mandataires sociaux ainsi que leurs conjoints ou partenaires de Pacs collaborateurs ou associés peuvent aussi bénéficier de l’intéressement, de la participation et abonder leurs propres versements, y compris les versements volontaires effectués sur un PER collectif. Pour qu’il en soit ainsi, leur entreprise doit employer au moins un salarié, même à temps partiel, en plus d’eux-mêmes, et 250 au maximum.

Peu importe la forme juridique de leur entreprise : il peut s’agir d’une entreprise exploitée en nom propre, d’une société commerciale (SA, SARL, SAS) ou d’une société civile professionnelle ou de moyens. Comme les salariés, les chefs d’entreprise et mandataires sociaux peuvent décider de verser, leurs primes de participation et d’intéressement sur un plan d’épargne salariale : PEE, Perco ou Per collectif. Dans les entreprises assujetties à l’IS, s’ils versent leurs primes sur un plan d’épargne salariale, elles échappent à l’impôt sur le revenu dans les mêmes conditions que pour les salariés.

Quant aux exploitants individuels et dirigeants non-salariés (comme les gérants majoritaires de SARL), leur prime de participation est également exonérée d’impôt sur le revenu si elle est versée sur un plan d’épargne salariale. En revanche, l’intéressement est exonéré d’impôt, qu’il soit versé ou non sur un plan d’épargne salariale.

Jusqu’à 71 575 €

Au final, sous réserve d’offrir les mêmes avantages à l’ensemble des salariés (mais un seul suffit), le chef d’entreprise peut, en combinant les différents dispositifs d’épargne salariale, capitaliser chaque année en franchise d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales (à l’exception de la CSG, CRDS) jusqu’à 71 575 € à travers un PEE et un Perco ou un Per collectif, (30 852 € au titre de la participation, 30 852 au titre de l’intéressement, 3290 € d’abondement sur le PEE et 6 581 € sur le Perco).

Lorsqu’il les récupérera à la sortie – au bout de 5 ans avec un PEE ou à l’heure de la retraite avec un Perco ou un Per collectif -, elles échapperont également à l’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux seront dus sur les plus-values réalisées au taux actuel de 17,2 %. Si en outre, il effectue des versements volontaires sur un Perco collectif, ils sont déductibles chaque année de son revenu imposable à l’instar de ceux effectués sur un Per individuel.

Source : Les Echos

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Six placements pour résister à l'inflation

Six placements pour résister à l’inflation

Six placements pour résister à l'inflation

Où placer son argent pour contrer l’inflation galopante ? Certains placements permettent de passer la zone de turbulence sans (trop) de casse.

Avec une inflation annuelle estimée à 5,8 % en 2022 et à 4,7 % en 2023, selon un scénario de la Banque de France, il devient de plus en plus compliqué de trouver de quoi faire fructifier son épargne sans être en rendement négatif. « L’inflation, couplée à un contexte économique et géopolitique morose, oblige à s’adapter, résume Thomas Perret, président de Mon Petit Placement. Nos clients semblent plus inquiets et plus frileux. Le volume d’ouverture de comptes sur notre plateforme est toujours élevé, mais le ticket moyen d’investissement a baissé, passant de 2.500 € en moyenne historique [depuis la création du site, en 2020] à 1.400 €. »

Face à une inquiétude palpable, et justifiée, il est temps de réagir et de revoir sa stratégie patrimoniale (si ce n’est pas déjà fait). Mais que faire ? C’est aussi la question que nous nous sommes posée à Investir. La réponse n’est pas si évidente. La France n’a pas connu de tels niveaux d’inflation depuis… 1985 (5,8 % cette année-là). Depuis, elle se situait généralement entre 0,2 % et 2 %.

Soyons honnêtes, il n’existe pas de placement miracle, capable de battre une inflation aussi élevée à tous les coups (même si le private equity est une bonne option) et encore moins de garantir, en plus, le capital investi. Le produit sûr à 100 % et à haut rendement n’existe pas. Pour encaisser des plus-values, il faudra accepter une dose de risque. Ne vous laissez pas abuser par ceux qui vous prétendraient le contraire ! Depuis la crise sanitaire, les arnaques financières ont malheureusement explosé…

Diversification

Seul placement totalement sans risque, le livret A mérite que l’on s’y intéresse de nouveau, sa récente revalorisation à 2 % lui permettant d’être désormais plus efficace que… l’assurance-vie en euros ! Et ce sera d’autant plus vrai en février prochain, une nouvelle revalorisation étant attendue. C’est pourquoi nous le conseillons afin d’y placer trois ou quatre mois de salaire, une (belle) poire pour la soif.

Bien entendu, « il ne faut pas tout laisser sur son livret ou, pire, sur son compte courant ! », rappelle fort justement Thomas Perret. L’autre placement préféré des Français, l’assurance-vie, devra être dynamisé grâce aux unités de compte. Pierre-papier, actions, obligations, fonds flexibles… il en existe pour tous les goûts.

Ces produits peuvent, par ailleurs, être souscrits autrement que par son contrat d’assurance-vie. Et c’est même fortement recommandé si vous voulez multiplier vos chances de rendement. La diversification est plus que jamais le maître mot d’une stratégie gagnante ! Ainsi, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), qui peuvent être achetées en direct, sont toujours une bonne idée, à condition d’être encore plus sélectif qu’avant. Vous pouvez aussi vous orienter vers certains fonds obligataires et/ou vers des actions à rendement élevé. Pour ces dernières, nous avons retenu dix valeurs, dont la moitié figurent dans notre sélection Investir 10 Rendement.

Idéalement, la toute première étape serait de procéder à un bilan patrimonial, si possible réalisé par un professionnel. « Il faut regarder son patrimoine de façon globale, prendre de la hauteur, combler les lacunes, étant entendu que vous n’avez ni les mêmes envies, ni les mêmes objectifs à 70 ans qu’à 30 ans », explique Didier Zerbib, directeur général de Capfinances.

Arbitrer selon son âge et son patrimoine est en effet une règle d’or que nous rappelons régulièrement dans nos colonnes.

Source : Investir.lesechos.fr

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Retraite : 2 solutions immobilières pour doper les revenus mensuels des 60 ans et plus

Retraite : 2 solutions immobilières pour doper les revenus mensuels des 60 ans et plus

Retraite : 2 solutions immobilières pour doper les revenus mensuels des 60 ans et plus

Les pensions ne sont pas toujours à la hauteur des espérances des nouveaux retraités. Comment augmenter ses revenus ? L’immobilier peut être la solution, même si l’investissement n’a pas été anticipé.

A la retraite, il est presque toujours nécessaire de disposer de revenus complémentaires pour doper une pension « peau de chagrin » érodée par la hausse du coût de la vie. Pour ceux qui s’apprêtent à quitter la vie professionnelle et à cette occasion vont encaisser une somme d’argent à la suite de la cession de leur outil de travail (local commercial, bureau, usine), il est encore temps d’opter pour un placement capable de générer tout de suite des revenus.

Acheter comptant des parts de SCPI

Investir dans des parts de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) peut être une solution immédiate pour générer des revenus d’appoint, notamment si la préparation de la retraite n’a pas été anticipée ou si l’épargne constituée ne suffit pas. Atouts ? Les SCPI permettent d’encaisser des revenus locatifs versés à date fixe souvent « un mois après la fin de chaque trimestre civil », précise-t-on chez Primonial. A compter de la date de souscription, il faut tenir compte d’un délai de jouissance (de deux à six mois, selon les véhicules) avant de commencer à percevoir cette rémunération.

Ce placement permet d’investir dans l’immobilier de rapport tout en s’affranchissant des soucis de gestion locative. Selon les derniers chiffres de l’IEIF et de l’Aspim, cette classe d’actifs (hors immobilier résidentiel) a, en 2021, rapporté 4,45 % en moyenne net de frais de gestion.

La SCPI dite de « rendement » constitue un bon outil de diversification, car il permet d’investir dans des actifs immobiliers autres que le résidentiel (commerces, cliniques, campings, entrepôts de logistique). Des actifs souvent inaccessibles pour un particulier en « solo ». Grâce aux nombreux immeubles et locataires, la SCPI a l’avantage de mutualiser les risques locatifs (vacances, impayés de loyers) et procure une relative stabilité des rendements. C’est surtout vrai pour les SCPI « anciennes » qui sont des mastodontes du secteur avec des capitalisations supérieures au milliard d’euros. Attention toutefois, le placement n’est pas exempt de risques, et il ne faut pas y consacrer une proportion excessive de son patrimoine.

Enfin, la détention de SCPI présente un inconvénient notable : ce placement immobilier indirect est soumis au régime des revenus fonciers, qui se cale sur la tranche marginale d’imposition de l’investisseur. « Ce scénario n’est pas très grave si le contribuable a anticipé une baisse significative de ses revenus et donc une moindre imposition », relativise un expert.

Vendre en viager

Alternative pour les retraités ne disposant pas du cash nécessaire pour investir en part de SCPI : la vente en viager de sa résidence principale (voire de sa résidence secondaire) constitue une solution rapide et efficace pour se donner une aisance de trésorerie dès lors que sa pension ne suffit plus. « On commence à penser à cette solution à 60 ans, mais c’est souvent à partir de 70 ans et au-delà que les transactions se réalisent », précise Nicolas Pettex-Muffat, directeur général de Daniel Féau et de Belles Demeures de France.

Sur ce thème, deux scénarios sont envisageables. Il y a d’abord la formule du viager occupé. Le vendeur (appelé « crédirentier ») cède son logement, mais reste chez lui jusqu’à son départ ou son décès. A la signature de l’acte de vente, il reçoit de l’acheteur (« débirentier ») un bouquet et une rente mensuelle versée jusqu’à son décès. Dans la rédaction de l’acte de vente, le notaire aura pris soin d’indexer cette rente sur l’évolution annuelle des prix, et ainsi prévu, en cas de libération des lieux (installation en maison de retraite ou chez des proches…), une majoration de cette même rente de 20 à 30 %.

Déterminées sur la base de la valeur vénale du bien, ces sommes (bouquet et rente) versées par l’acheteur prennent en compte l’âge et le sexe du vendeur. « Attention, avec le viager, le senior ne dispose que d’un droit personnel d’usage et d’habitation. Cela signifie qu’il ne peut louer son appartement à une tierce personne et empocher les loyers », souligne Isabelle Itti, notaire à l’étude Cheuvreux. « Le viager occupé constitue un complément de revenus appréciable. Il permet à la personne âgée de vivre sereinement en améliorant ses finances. Elle sera, par exemple, en mesure d’améliorer le confort de son habitation pour se maintenir à domicile et/ou d’aider ses proches via des donations », indique Reza Nakhai, fondateur de Viva Viager.

Dans le même esprit que le viager, la formule de la vente de la nue-propriété se développe. Le vendeur appelé usufruitier reste toujours dans les lieux jusqu’à son décès. En revanche, il reçoit un versement unique à la signature de l’acte de vente. Il n’y a plus de rente. Cette solution est majoritairement proposée par des acheteurs institutionnels qui gèrent des fonds et achètent de nombreux biens aux particuliers.

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Épargne salariale : comment profiter du déblocage exceptionnel de vos avoirs jusqu'au 31 décembre ?

Épargne salariale : comment profiter du déblocage exceptionnel de vos avoirs jusqu’au 31 décembre ?

Épargne salariale : comment profiter du déblocage exceptionnel de vos avoirs jusqu'au 31 décembre ?

Les salariés peuvent retirer jusqu’à 10 000 € nets de prélèvements sociaux et exonérés d’impôt sur le revenu.

À condition de respecter certaines règles, il est possible de débloquer jusqu’à 10 000 € exonérés d’impôt d’ici la fin de l’année.

La loi en faveur du pouvoir d’achat adoptée en août dernier permet aux salariés de retirer une partie de leur épargne salariale qui est, en principe, indisponible pendant cinq ans. Ce déblocage exceptionnel est autorisé jusqu’au 31 décembre 2022. Les modalités pratiques ont été récemment publiées sur le site du ministère du Travail. Voici les principaux points à retenir.

Quels avoirs sont concernés ?

Seules les sommes versées avant le 1er janvier 2022 au titre de l’intéressement, de la participation, et éventuellement de l’abondement de l’employeur qui s’y rattache, peuvent être débloquées. Cela dans la limite de 10 000 € par bénéficiaire, net de prélèvements sociaux. « L’intéressement et la participation versés en 2022 ne sont donc pas concernés par ce dispositif », précise Catherine Pays-Lenique, directrice générale d’Epsens. Sont également exclus, les versements libres que vous avez réalisés, les sommes investies dans des fonds solidaires ou encore dans un plan d’épargne retraite collectif (Perco ou PER collectif).

À quoi peuvent servir ces sommes ?

Le déblocage exceptionnel a été mis en place dans le but de soutenir la consommation et le pouvoir d’achat. Vous ne pouvez donc pas utiliser vos avoirs comme vous le souhaitez. Les sommes peuvent financer l’acquisition de biens, de fournitures ou encore de prestations de services (par exemple, l’achat d’un ordinateur, le paiement de frais de scolarité ou encore d’un séjour touristique…). Elles n’ont, en revanche, pas vocation à être réinvesties dans d’autres dispositifs d’épargne (livret, assurance vie, bien immobilier locatif…) ou encore à solder un prêt. Le paiement des impôts n’est pas non plus autorisé. « Votre employeur et votre teneur de comptes n’ont pas à vous demander la raison du déblocage. Mais vous devez conserver les justificatifs en cas de contrôle de l’administration fiscale », précise Catherine Pays-Lenique.

Comment en faire la demande ?

Pour débloquer vos avoirs, il suffit de faire votre demande par écrit, en ligne ou sur papier libre (datée et signée) auprès de votre employeur ou de l’organisme qui gère votre plan d’épargne salariale. Il est recommandé de préciser que cette demande s’inscrit dans le cadre de la loi pouvoir d’achat. Vous pouvez indiquer le montant que vous voulez débloquer et les supports d’investissement que vous souhaitez liquider en priorité. « Attention, une seule demande de déblocage est autorisée. Il faut donc avoir une idée très précise de la somme que vous avez besoin de récupérer », ajoute Catherine Pays-Lenique. À noter : dans certains cas (participation ou intéressement investis en titres de l’entreprise par exemple), un accord collectif est nécessaire pour permettre le déblocage, ce qui peut prendre un certain temps.

Ces sommes sont-elles imposées ?

Les montants débloqués sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les gains générés sont soumis aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 %, ce qui est avantageux. Toutefois, le déblocage exceptionnel peut occasionner des frais (entre 10 et 20 euros selon les teneurs de comptes ou le mode de retrait), qui seront déduits des sommes retirées. L’accord d’entreprise peut néanmoins prévoir que leur paiement est à la charge de l’employeur.

Qui est concerné par ce déblocage exceptionnel ?

Tous les salariés (et anciens salariés) qui bénéficient de dispositifs de participation, d’intéressement ou de plans d’épargne salariale, soit environ 9,5 millions de personnes selon le ministère du Travail. Les chefs d’entreprise, présidents, directeurs généraux, gérants ou membres du directoire, le conjoint collaborateur ou associé du dirigeant lié par un pacte civil de solidarité (Pacs) peuvent également en profiter.

Source : Le Figaro

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Épargne salariale: les Français vont toucher le jackpot

Épargne salariale : les Français vont toucher le jackpot.

Épargne salariale: les Français vont toucher le jackpot

Les salariés qui disposent de ces placements, abondés chaque année par les entreprises, vont toucher 30% de plus qu’en 2021. Du jamais-vu.

Les 11 millions de Français qui disposent d’un compte d’épargne salariale – plan d’épargne entreprise (PEE) ou PER collectif (Perco) – vont avoir une bonne surprise dans quelques jours. Ils vont toucher plus d’argent au titre de l’intéressement et de la participation, selon Epsens, un distributeur spécialisé. «Les montants versés ont bondi de près de 30 % cette année», estime Catherine Pays-Lenique, directrice générale d’Epsens.

La participation est calculée en fonction des résultats de l’entreprise l’année passée, l’intéressement en vertu de la performance des salariés. Celle-ci peut être prise en compte de différentes façons. Or, l’an dernier, dans un contexte de rebond post-Covid, la croissance s’est envolée de près de 7 %, et bon nombre d’entreprises ont affiché des résultats record. L’épargne salariale en profite désormais largement.

Source : Le Figaro

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Hausse de l'intéressement et de la participation en 2022

Forte hausse de l’intéressement et de la participation en 2022.

Hausse de l'intéressement et de la participation en 2022

Les montants versés au titre de l’intéressement et de la participation ont augmenté de 30 % en 2022, selon une étude d’Amundi. En moyenne, une personne bénéficiant de ces dispositifs a touché 1.702 euros, contre 1.447 en 2021.

La hausse des bénéfices des entreprises françaises en 2021 a permis une nette augmentation des versements au titre de la participation et de l’intéressement des salariés en 2022, selon des chiffres du gestionnaire Amundi transmis ce jeudi à l’AFP.

Ces montants ont augmenté au total de 30 % en 2022, après une légère baisse en 2021, d’après le premier gestionnaire d’actifs européen qui s’est basé sur les données de 115.000 entreprises clientes, représentant plus de 3 millions de salariés sur les 11 millions de salariés qui bénéficient de dispositifs d’intéressement et de participation.

Davantage de salariés concernés par l’intéressement.

En moyenne, une personne bénéficiant de ces dispositifs a touché 1.702 euros, contre 1.447 en 2021, soit une hausse de près de 18 %. En 2022, « les outils ont joué leur rôle de partage de la valeur », en redistribuant une partie des bénéfices des entreprises, a décrit à l’AFP Catherine Leroy, directrice épargne salariale et retraite chez Amundi.

Le nombre de salariés qui en ont profité a aussi augmenté de plus de 11 %. « Les entreprises ont utilisé mécaniquement davantage ces dispositifs », avec l’augmentation des bénéfices, mais « ont aussi versé des suppléments d’intéressement », explique Catherine Leroy.

Epargne plutôt que paiement immédiat.

L’augmentation des sommes reçues ou le contexte économique plus difficile en 2022 n’ont pas changé les habitudes des salariés : 70 % de l’argent versé a été épargné et 30 % transformé en paiement immédiat. L’épargne s’est dirigée un peu plus vers les fonds monétaires, plus sûrs mais peu rémunérateurs, après plusieurs années de baisse, « compte tenu du contexte de volatilité des marchés », selon Amundi.

Près de 60 % des investissements ont aussi été faits dans des fonds qui communiquent sur leurs objectifs environnementaux, selon les articles 8 et 9 de la réglementation européenne SFDR sur la publication d’informations de durabilité dans les services financiers.

Réforme en cours.

La participation et l’intéressement sont encore davantage le fait des grandes entreprises que des petites, remarque Catherine Leroy, qui appelle à « simplifier encore la mise en oeuvre du dispositif » pour lever les freins au sien des PME. Une réforme est d’ailleurs en cours : l’Assemblée nationale vient d’adopter, dans le cadre du projet de loi sur le pouvoir d’achat, des mesures portées par le gouvernement pour faciliter les accords d’intéressement.

Source : Les Echos

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Epargne salariale, une opportunité pour les dirigeants de TPE-PME

Epargne salariale, une opportunité pour les dirigeants de TPE-PME.

Epargne salariale, une opportunité pour les dirigeants de TPE-PME

Forme privilégiée de partage de valeur, l’épargne salariale est un outil trop souvent négligé par les dirigeants. Mode d’emploi pour optimiser intéressement et participation.

Quel que soit leur statut (président d’une SAS, d’une SA, gérant majoritaire d’une SARL, exploitant agricole, profession libérale, artisan, commerçant…), les dirigeants de petites et moyennes entreprises (moins de 250 salariés) peuvent profiter à titre individuel des mécanismes avantageux de l’épargne salariale. Cette possibilité vaut également, dans des conditions précises, pour les conjoints (et pacsés) collaborateurs ou associés, « sous réserve que cette clause soit expressément mentionnée dans l’accord mis en œuvre », précise Fabien Lucron, directeur du développement du cabinet Primeum.

“Les chefs d’entreprise méconnaissent encore trop souvent le potentiel à la fois social, fiscal et patrimonial de cette forme privilégiée de partage de la valeur d’entreprise”, regrette Charline Ballot, manager en protection sociale au sein du cabinet de conseil et d’actuariat Galea & Associés.

Sources multiples.

Fruit d’une réflexion gaulliste lancée dans les années 1940, l’épargne salariale s’appuie sur deux ressorts bien huilés : l’intéressement (facultatif, lié à des objectifs commerciaux, de productivité, etc.) et la participation (assise sur les bénéfices). Signé pour trois ans (les patrons employant moins de 11 salariés peuvent procéder par décision unilatérale), l’intéressement, susceptible d’être revu chaque année, profite à tous les salariés, ainsi qu’aux dirigeants d’entreprises de 1 à 249 salariés dans une double limite : la somme dévolue à ce titre ne peut excéder 20 % de la masse salariale et les primes versées à chaque bénéficiaire (répartie uniformément ou au prorata du salaire) sont limitées à 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass)*, soit 30.852 euros en 2022.

La participation, obligatoire uniquement à partir de 50 salariés, est quant à elle ouverte aux patrons de TPE-PME de 1 à 49 salariés qui la mettent en place volontairement, dans la même limite individuelle de 75 % du Pass*. Autre avantage, essentiel, dès lors que l’intéressement ou la participation sont canalisés dans un PEE (plan d’épargne entreprise d’une durée minimale de cinq ans) ou un PER collectif (plan d’épargne retraite bloqué jusqu’à cette échéance, Percol), le dirigeant peut abonder ses versements (et ceux de ses salariés) dans les limites autorisées : 300 % des versements avec un maximum de 3.291 euros en 2022 pour le PEE (jusqu’à 5.923 euros pour les plans d’actionnariat salarié comportant au moins un tiers de titres maison) et 6.582 euros pour le Percol.

A noter, ces deux véhicules d’épargne ménagent plusieurs possibilités de déblocage anticipé (pour invalidité, surendettement, expiration des droits au chômage, achat de sa résidence principale, violences conjugales, etc.) en cas d’accidents de la vie.

Atout retraite.

Outre constituer un bel outil de politique sociale, les primes versées au titre de l’intéressement et de la participation se révèlent un efficace levier fiscal pour l’entreprise et son dirigeant. « Ces sommes sont soumises à la CSG-CRDS de 9,7 %, mais exemptes de charges salariales, déductibles de l’impôt sur les sociétés et surtout, elles sont exonérées de forfait social si l’entreprise compte moins de 50 salariés, le forfait zéro étant limité à l’intéressement pour les structures employant entre 50 et 249 personnes », détaille Charline Ballot.

Mieux, dès lors qu’il touche à titre individuel une prime d’intéressement et/ou de participation, le chef d’entreprise peut, comme ses salariés, la transformer en épargne personnelle bonifiée (par l’abondement) diversifiée et défiscalisée en la plaçant via un PEE ou un PER collectif, dans des parts de Sicav ou FCPE (fonds commun de placement d’entreprise). Cerise sur le gâteau, si le dirigeant opte pour un PER, il pourra doper cette épargne retraite de versements volontaires (dans la limite de 25 % de sa rémunération annuelle) déductibles en phase d’épargne de son revenu imposable dans des bornes généreuses.

*Plafond annuel de la Sécurité sociale : 41.136 euros en 2022

Source : Laurence Delain Les Echos

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