Placements retraite : l’assurance-vie est-elle toujours dans la course ?

L'assurance-vie est-elle toujours dans la course ?
L'assurance-vie est-elle toujours dans la course ?

De nombreux réseaux poussent leurs clients à troquer leur assurance-vie contre un plan épargne retraite pour capitaliser sur l’allègement fiscal que ménage ce plan en phase de constitution. L’assurance-vie garde pourtant de nombreux avantages pour le futur retraité.

Les épargnants, éloignés, a minima, de cinq ans de l’âge légal du départ à la retraite, possédant un contrat d’assurance-vie depuis huit ans (ou plus) ont jusqu’au 1er janvier 2023 pour le transformer en plan épargne retrait (PER) et profiter au passage d’un abattement doublé sur les gains qu’il a pu générer (9.200 euros, ou 18.400 euros pour un couple).

L’opération semble d’autant plus tentante que les sommes réinjectées dans le PER seront déductibles du revenu imposable avec, à la clé, un fort effet de levier en termes de capitalisation (1.000 euros placés par une personne imposée à 41 % correspondent à un effort réel d’épargne de 590 euros, mais ce sont 1.000 euros qui fructifient).

On le sait pourtant, l’argument fiscal ne vaut pas conseil patrimonial. « L’intérêt d’une telle transformation doit être mesuré au cas par cas et appelle notamment un comparatif approfondi entre l’économie d’impôt que génère le PER en phase d’épargne et son avantage successoral, plus restrictif que celui de l’assurance-vie pour les souscripteurs âgés de plus de 70 ans », souligne Valérie Bentz, responsable du département des études patrimoniales de l’Union Financière de France (UFF). Au moins quatre raisons font de l’assurance-vie un placement toujours optimal pour la retraite.

Disponibilité

Cette épargne est récupérable à tout moment moyennant une fiscalité douce puisque seuls les intérêts générés sont imposés à un taux forfaitaire qui varie selon l’ancienneté du contrat, la date de versement des primes et les montants détenus (exonération totale des revenus associés à certaines offres souscrites dans les années 1980 et 1990).

Abattement fiscal

Passé huit ans, le contrat bénéficie d’un abattement annuel de 4.600 euros (ou 9.200 euros pour un couple) sur ses gains, qui, bien ajusté, permet de profiter plusieurs années durant d’un complément de revenu net d’impôts. Pour optimiser cet atout, on peut, sous réserve de ne pas changer d’assureur, transformer un vieux contrat peu perforant en une formule plus concurrentielle sans perte d’antériorité fiscale.

Gestion financière

L’assurance-vie ménage de belles marges de diversification en termes de gestion libre ou déléguée et les plus-values dégagées demeurent à la main du souscripteur, qui peut les réaliser au gré de retraits peu fiscalisés ou les laisser fructifier en franchise fiscale au sein de son contrat.

Transmission

En cas de décès, l’épargne capitalisée liée aux primes versées avant 70 ans n’entre pas dans l’actif successoral et peut être transmise au bénéficiaire de son choix en franchise de droits jusqu’à 152.500 euros (taxe de 20 % ensuite jusqu’à 700.000 euros puis de 31,25 % au-delà).

Le régime classique des droits prévaut en revanche pour les primes versées après 70 ans, après abattement de 30.500 euros (hors intérêts), mais certains contrats souscrits avant le 20 novembre 1991 restent exonérés.

Source : Les Echos

Restez informé(e) des nouveautés !

Inscrivez-vous à la newsletter pour recevoir nos actualités patrimoniales et financières