Génération Z : faut-il déjà penser à sa retraite ?

Génération Z : faut-il déjà penser à sa retraite ?
Génération Z : faut-il déjà penser à sa retraite ?

N’en déplaise à certaines idées reçues, la génération Z est loin d’être hermétique à l’idée de se constituer (déjà !) un complément de revenus pour l’avenir.

Si l’on se réfère à une étude détaillée sur les comportements d’épargne des 18-24 ans publiée en juin dernier par le Cercle de l’Epargne, on s’aperçoit que non seulement les jeunes gens sont plus « fourmis » qu’on ne l’imagine (ils sont 38 % à déclarer mettre de côté chaque année au moins 5 % de leurs revenus contre 34 % des Français tous âges confondus) mais « une fraction non négligeable d’entre eux semble avoir intégré de longue date la nécessité de préparer sa retraite puisqu’ils sont 49 % à déclarer épargner en vue d’améliorer leur niveau de vie futur, dont 29 % assez régulièrement », observe Sarah Le Gouez, secrétaire générale du Cercle de l’Epargne.

Le canton du PER

Certes, comme la plupart des particuliers ils vont, pour ce faire, choisir en priorité – et à tort s’il s’agit de préparer sa retraite !- des comptes sur livrets. Mais le PER (plan d’épargne retraite) ne leur est pas totalement inconnu pour autant. « Interrogés dans le cadre de la dernière édition de notre « Baromètre 2022 de l’Epargne en France et en régions », réalisée par l’Ifop, les moins de 35 ans et les étudiants sont respectivement 59 % et 64 % à déclarer souhaiter adhérer à un PER, soit + 24 et + 29 points par rapport à l’ensemble des Français », indique Stellane Cohen, présidente du courtier et conseil en gestion de patrimoine en ligne Altaprofits.

Pour Guillaume Pietruschi, directeur des investissements chez BNP Paribas Banque Privée, cette tendance, si elle se concrétise par des souscriptions, est évidemment une bonne chose car « il est nécessaire de cantonner une épargne exclusivement dédiée à la retraite, et plus on le fait jeune, mieux c’est, surtout si l’on s’engage à verser régulièrement le même montant, même modeste afin d’optimiser dans le temps, les possibilités de diversification financière qu’offre le PER ».

Levier temporel

Comme son nom l’indique, ce plan qui peut être souscrit individuellement mais aussi dans le cadre collectif de l’entreprise, est bloqué (sauf cas exceptionnels ou achat de sa résidence principale) jusqu’à la prise de la retraite. A cette échéance, il sera dénoué sous la forme d’un capital ou de rentes viagères imposables dans les deux cas.

En contrepartie de cette contrainte, le PER offre à son souscripteur un cadeau fiscal en phase de constitution , (chaque année les cotisations sont déductibles des revenus d’activité dans de généreuses limites pouvant aller cette année jusqu’à 32 908 €, avec un plancher de 4 114 € pour les faibles revenus) générateur d’un effet de levier appelé à gagner en puissance pour un jeune qui démarre sa vie professionnelle. A noter : on peut ouvrir un PER au nom d’un enfant rattaché au foyer fiscal de ses parents, il bénéficiera de la déduction retraite plancher fixée en 2022 à 4 114 €.

Plusieurs options financières (gestion libre, pilotée par horizon, mandatée) sont proposées afin de rentabiliser son plan au long cours et les jeunes internautes trouveront notamment auprès de certaines fintech (Caravel, Papisy, Perlib, etc) des offres de PER 100 % digitaux à frais réduits axées sur les thématiques environnementales et responsables.

Incontournable assurance-vie

Dans la même logique d’une diversification propice à son épargne longue, le jeune ne doit toutefois pas oublier de se tourner vers l’assurance-vie . « En 2021, seuls 22 % des moins de 30 ans, déclaraient en posséder une, contre 40,5 % de l’ensemble de la population, indique Sarah Le Gouez. Pour autant, 57 % des 18-24 ans et 60 % des 25-34 ans – contre 59 % de la population totale – considèrent qu’il est intéressant de placer aujourd’hui son argent dans une assurance vie qu’ils sont légèrement plus nombreux que la moyenne des Français à juger rentable ».

Ouverts sur pratiquement toutes les classes d’actifs (du fonds en euros sécurisé au private equity, en passant par l’immobilier), les contrats multisupports déblocables à tout moment en cas de besoin, ménagent en effet une polyvalence patrimoniale sans égale pour les jeunes désireux de faire fructifier leur épargne retraite. Ils bénéficient d’une enveloppe doublement allégée sur le plan fiscal (plus-values capitalisées en franchise d’impôt au sein du contrat et abattement appréciable au bout de huit ans) et successoral (contrat transmissible à la personne de son choix en franchise de droits jusqu’à 152 500 €).

Source : Les Echos

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