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Six placements pour résister à l'inflation

Six placements pour résister à l’inflation

Six placements pour résister à l'inflation

Où placer son argent pour contrer l’inflation galopante ? Certains placements permettent de passer la zone de turbulence sans (trop) de casse.

Avec une inflation annuelle estimée à 5,8 % en 2022 et à 4,7 % en 2023, selon un scénario de la Banque de France, il devient de plus en plus compliqué de trouver de quoi faire fructifier son épargne sans être en rendement négatif. « L’inflation, couplée à un contexte économique et géopolitique morose, oblige à s’adapter, résume Thomas Perret, président de Mon Petit Placement. Nos clients semblent plus inquiets et plus frileux. Le volume d’ouverture de comptes sur notre plateforme est toujours élevé, mais le ticket moyen d’investissement a baissé, passant de 2.500 € en moyenne historique [depuis la création du site, en 2020] à 1.400 €. »

Face à une inquiétude palpable, et justifiée, il est temps de réagir et de revoir sa stratégie patrimoniale (si ce n’est pas déjà fait). Mais que faire ? C’est aussi la question que nous nous sommes posée à Investir. La réponse n’est pas si évidente. La France n’a pas connu de tels niveaux d’inflation depuis… 1985 (5,8 % cette année-là). Depuis, elle se situait généralement entre 0,2 % et 2 %.

Soyons honnêtes, il n’existe pas de placement miracle, capable de battre une inflation aussi élevée à tous les coups (même si le private equity est une bonne option) et encore moins de garantir, en plus, le capital investi. Le produit sûr à 100 % et à haut rendement n’existe pas. Pour encaisser des plus-values, il faudra accepter une dose de risque. Ne vous laissez pas abuser par ceux qui vous prétendraient le contraire ! Depuis la crise sanitaire, les arnaques financières ont malheureusement explosé…

Diversification

Seul placement totalement sans risque, le livret A mérite que l’on s’y intéresse de nouveau, sa récente revalorisation à 2 % lui permettant d’être désormais plus efficace que… l’assurance-vie en euros ! Et ce sera d’autant plus vrai en février prochain, une nouvelle revalorisation étant attendue. C’est pourquoi nous le conseillons afin d’y placer trois ou quatre mois de salaire, une (belle) poire pour la soif.

Bien entendu, « il ne faut pas tout laisser sur son livret ou, pire, sur son compte courant ! », rappelle fort justement Thomas Perret. L’autre placement préféré des Français, l’assurance-vie, devra être dynamisé grâce aux unités de compte. Pierre-papier, actions, obligations, fonds flexibles… il en existe pour tous les goûts.

Ces produits peuvent, par ailleurs, être souscrits autrement que par son contrat d’assurance-vie. Et c’est même fortement recommandé si vous voulez multiplier vos chances de rendement. La diversification est plus que jamais le maître mot d’une stratégie gagnante ! Ainsi, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), qui peuvent être achetées en direct, sont toujours une bonne idée, à condition d’être encore plus sélectif qu’avant. Vous pouvez aussi vous orienter vers certains fonds obligataires et/ou vers des actions à rendement élevé. Pour ces dernières, nous avons retenu dix valeurs, dont la moitié figurent dans notre sélection Investir 10 Rendement.

Idéalement, la toute première étape serait de procéder à un bilan patrimonial, si possible réalisé par un professionnel. « Il faut regarder son patrimoine de façon globale, prendre de la hauteur, combler les lacunes, étant entendu que vous n’avez ni les mêmes envies, ni les mêmes objectifs à 70 ans qu’à 30 ans », explique Didier Zerbib, directeur général de Capfinances.

Arbitrer selon son âge et son patrimoine est en effet une règle d’or que nous rappelons régulièrement dans nos colonnes.

Source : Investir.lesechos.fr

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La hausse des loyers plafonnée

La hausse des loyers plafonnée.

La hausse des loyers plafonnée

Les loyers ne pourront pas augmenter de plus de 3,5% pendant un an. Les avis sont partagés.

Après le « bouclier tarifaire » des tarifs réglementés de l’énergie, voici le « bouclier loyer ». Pour le gouvernement, toute mesure est bonne à prendre pour maintenir le pouvoir d’achat des Français face à l’inflation galopante. « Jusqu’à fin juin 2023, les loyers ne pourront pas augmenter de plus de 3,5%, a tweeté le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, lundi 27 juin. Avec l’inflation, ils auraient pu augmenter de plus de 5%. » Ce plafonnement de l’indice de référence des loyers (IRL), qui s’applique au renouvellement du bail ou aux nouveaux baux – car il s’agit de cela dans les faits –, sera intégré au futur projet de loi de finances rectificative pour une application rétroactive au 1er juillet.

Sujet à polémique.

« Cette proposition a le mérite d’être simple, équilibrée et équitable », a salué l’Unis, un important syndicat des professionnels de l’immobilier. Limiter la hausse à celle de l’IRL du deuxième trimestre « fait sens », notamment parce que, dans le même temps, « les bailleurs sont confrontés à une hausse très forte des charges, coût des travaux et taxe foncière ». De plus, comme le rappelle l’Unis, bon nombre de loyers sont déjà soumis à un encadrement strict dans les zones tendues, toutes les villes étudiantes où la demande de logements est supérieure à l’offre.

La Fnaim, autre grande fédération des agents immobiliers, abonde sans surprise dans le même sens. Pour elle, il s’agit d’une « décision équilibrée, puisqu’elle permet un effort partagé entre les propriétaires et les locataires », juge son président, Jean-Marc Torrollion, dans un communiqué.

Le son de cloche est, à l’inverse, tout autre du côté des locataires, même si le ministre a également annoncé la revalorisation de 3,5% des allocations logement (APL). Réévalué chaque trimestre, l’IRL a déjà bondi de 2,48% sur un an au 16 avril dernier, « du jamais-vu depuis 2009 ! » avait alerté il y a quelques semaines l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV).

L’association juge aujourd’hui qu’il ne s’agit pas d’un simple plafonnement… mais plutôt d’une incitation pour les propriétaires. « Le gouvernement veut imposer une hausse de 3,5% des loyers pour un an d’ici au 1er juillet. Ce “bouclier loyer” serait la plus forte hausse annuelle depuis quinze ans, s’est-elle insurgée le jour de l’annonce. Pour un loyer de 600 €, cela correspond à une hausse de 21 € par mois, soit 250 € de plus pour un an. » Une telle augmentation n’est tout simplement « pas supportable » pour de nombreux locataires, qui peinent déjà à finir leurs mois, ajoute l’association.

Taux d’usure des crédits immobiliers : moins de pression à venir.

« Un dossier sur cinq ne passe plus aujourd’hui en raison du taux d’usure », s’alarme Olivier Lendrevie, président du courtier Cafpi,  dans sa note de conjoncture du mois de juin. Cela devrait aller un peu mieux cet été : un arrêté en date du 29 juin (JO du 30) acte le relèvement, au 1er juillet, des taux d’usure de 17 points de base, ces taux au-delà desquels les banques ne peuvent pas prêter et qui posent problème depuis que ceux des crédits remontent.

Le taux d’usure passe ainsi de 2,40% à 2,57% pour les crédits immobiliers d’une durée de 20 ans et plus, soit la majorité des prêts accordés. Pour les crédits de moins de 20 ans, il s’élève désormais à 2,60% au lieu de 2,43%. Pour les courtiers, ce n’est pas suffisant. « Cela va encore coincer », prévient Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer, car ces seuils restent encore décorrélés du marché. « En juillet, les taux de crédit hors assurance sur 20 ans devraient atteindre en moyenne 1,6 % sur 20 ans soit un retour à leur niveau de décembre 2017, sauf qu’à cette époque ou le taux d’usure était à 3,35 % », illustre-t-elle.

Source : Les Echos

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